LE LANGAGE DE LA FOI, LA VOIE DE L’ESPERANCE

Lisons le Psaume 112 et le Psaume 116

7 Mon âme, retourne à ton repos, Car l’Eternel t’a fait du bien. 8 Oui, tu as délivré mon âme de la mort, mes yeux des larmes, mes pieds de la chute. Psaume 116 v7-8

David était un homme qui se parlait souvent à lui-même.

Il savait crier à Dieu, et, savait aussi se « motiver » lui-même, se battre contre les mauvais états d’âme qu’il pouvait ressentir comme l’abattement, l’angoisse, le désespoir, la douleur légitime face aux situations terribles qu’il vivait.

Il avait compris qu’il ne devait pas se laisser submerger par ces émotions négatives, subir constamment leur influence, mais, une fois ces derniers, ainsi que ses besoins exposés à Dieu, il s’appliquait à demeurer plutôt dans la confiance en Dieu et le repos, dans l’attente de son intervention.

Il parlait donc à son âme : « mon âme retourne à ton repos ! ». Il avait compris que c’est dans la tranquillité et le repos que serait son salut et dans le calme et la confiance, sa force. (Esaïe 30 v15)

Il le savait et le pratiquait, se confiant en Dieu.

A son âme abattue, il a pu dire à plusieurs reprises : « Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu. » (Psaumes 42 v6, 12 ; 43 v5)

Sa détresse était réelle et sa douleur très vive. Il vivait toutes sortes d’épreuves et d’afflictions mais refusait de cesser d’espérer en Dieu, de se laisser dépérir, et que son âme reste dans l’abattement, même si tout était contraire.

Un vieil adage dit que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Et bien nous savons que tant qu’il y a de la vie, Dieu peut changer notre situation, celles de nos enfants, de notre famille, notre conjoint…

Seulement, l’exercice de la Foi et le combat de la Foi requiert de continuer à espérer en Dieu. L’Espérance est avec la Foi et l’Amour, l’une des 3 importantes choses dont Dieu dira qu’elles demeurent, doivent demeurer impérissables (1 Corinthiens 13:13)

Nous lisons dans la Bible que la Foi est :

« une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » Hébreux 11:1.

La Foi et l’Espérance sont donc intimement liés, indissociables même.

Jésus a posé cette question : « … quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Luc 18 :8).

Et Dieu lui-même dit que le « Juste vivra par sa foi «  (1) et que c’est en cela qu’il prend plaisir. Si le juste flanche, se retire, retourne en arrière (selon diverses versions), « mon âme ne prend pas plaisir en lui » dira-t-il. (Hébreux 10:38)

Si je ne garde pas la Foi et l’Espérance, comment pourrais-je attendre et voir la main de Dieu à l’œuvre ? Dieu prend-il plaisir en moi en cet instant ? Jésus trouvera-t-il la foi en moi à son retour ?

Quand David parle à son âme et lui ordonne de faire confiance à Dieu, de se reposer sur lui, de ne pas se laisser abattre, de louer Dieu encore malgré les difficultés ; quand il proclame son désir constant et ardent d’honorer son Dieu et de le servir en dépit de tout ; qu’il choisit de le remercier pour ses bontés et d’espérer, tout en lui faisant part de ses besoins comme de ses afflictions ; attendant son secours, David parle le langage de la Foi et demeure dans la voie de l’Espérance.

Et alors, il est entendu par celui qui comprend ce langage du royaume des cieux.

1 J’aime l’Eternel, car il entend ma voix, mes supplications; 2 Car il a penché son oreille vers moi; et je l’invoquerai toute ma vie. 3 Les liens de la mort m’avaient environné, et les angoisses du sépulcre m’avaient saisi; j’étais en proie à la détresse et à la douleur. 4 Mais j’invoquai le nom de l’Eternel : O Eternel, Sauve mon âme !

Le Psaume 116 v1-2 nous fait comprendre que, comme pour David, Dieu entend notre voix et nos supplications, nos prières. Il écoute puisqu’il penche vers nous son oreille. Le V3-4 nous montre que face à nos situations inextricables, à notre détresse, nous pouvons crier à Dieu, notre Père céleste. Oui, il répond quand nous l’invoquons, le prions, l’appelons à notre aide, espérons en lui.

Nous voyons au travers de la vie, des expériences et prières de David qu’il est possible de se relever, d’être fortifié, restauré même (comme nous le dit le Psaume 23 : « Il restaure mon âme »). Il est possible que notre âme retrouve du repos même au cœur de la tourmente parce que Dieu nous soutient, nous délivre, nous rétablit.

David dira au v3 du psaume 116 que Dieu l’a sauvé alors qu’il était malheureux; au v7 que son âme peux se reposer car Dieu lui a fait du bien…

Dieu est celui qui peut délivrer ton âme de « la mort » (cet état émotionnel que l’on peut ressentir), de ce qui l’entrave, des sentiments qui la paralysent (v7-8). Il peut te garder, changer ton état émotionnel, spirituel, intérieur pour que tu manifestes la paix qu’il donne. Il peut changer nos deuils en allégresse, et essuyer les larmes de nos yeux déjà ici-bas et totalement quand nous serons auprès de lui.

Ton Dieu peut t’assurer la paix si tu te confies en lui (Esaïe 26 v3-4). Approche-toi du trône de la grâce pour être secouru dans tes besoins (Hébreux 4 v16).

C’est possible d’éprouver cette paix et cette tranquillité, ce repos, même quand les vents sont contraires car Jésus, qui peut apaiser les tempêtes et nous garder en sécurité, se trouve dans la barque avec nous. Nous approcher de lui, c’est notre bien.

Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien : Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Éternel, afin de raconter toutes tes œuvres. Psaumes 73:28

David s’est tourné vers Dieu et s’est attendu à lui.

Il était légitimement angoissé et malheureux de ce qu’il vivait, mais Dieu, vers qui il s’est tourné, l’a secouru au point qu’il a redoublé de ferveur, d’élan et de reconnaissance envers lui désireux de toujours l’aimer, l’honorer et le servir.

Notre espérance et notre foi honorent Dieu.

Reste confiant(e), que ton cœur soit affermi, sans crainte, même des mauvaises nouvelles, des ennemis ou encore des combats à mener (Psaume 112 v7-8).

Remplace tes pensées agitées par les consolations de Dieu, ses paroles promesses, sa Parole, ces choses qui réjouissent notre âme.

18 Quand je dis : mon pied chancelle ! Ta bonté, ô Eternel ! me sert d’appui. 19 Quand les pensées s’agitent en foule au dedans de moi, tes consolations réjouissent mon âme. Psaume 94 v18

Concentre-toi sur Dieu et ses promesses et qu’aujourd’hui tu reçoives un rhema (parole parlée de Dieu, promesse personnelle, révélation) de sa part sur lequel t’appuyer encore et espérer même quand tout l’interdit dans ta situation contraire.

C’est ce qu’a fait aussi Abraham qui est loué pour sa foi en Dieu. Il a refusé de douter de lui et de ses promesses. Il n’a pas considéré ses limitations, impossibilités physiques de concevoir, sa femme et lui, un enfant dans leur vieillesse. Il n’a pas arrêter de croire en ce que Dieu lui avait dit. Et il a vu le miracle s’accomplir dans sa vie, sa famille, sa nation.

Espère en Dieu encore et parle à ton âme le langage de la Foi, et tu seras fortifié(e) certainement.

20 Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, 21 et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. (Romain 4 v20-21)

Amen !

(1) Bientôt une autre méditation sur le sujet de la Foi

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