SI FACILE DE FERMER LA PORTE

La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
1 Corinthiens 13:4-7

Quand la douleur,
Dans la journée, s’immisce
A cause de tes mots durs
Ton indifférence, ton injuste posture…
C’est si facile de fermer la porte

Quand la tempête fait rage
Balaie sur son passage
La douceur dans mon cœur
Et ne m’amène que larmes…
C’est si facile de fermer la porte

Quand ton regard me blesse
Et lacère le manteau de ma joie
Alourdit mon dos de fardeaux
Rend sur mon cou, le joug pesant…
C’est si facile de fermer la porte

C’est si facile de dire adieu,
De refuser d’espérer mieux,
De tourner le dos, à la voix de mon cœur
Qui me dit de t’aimer encore et en dépit de tout

Si facile de renoncer
A la voix de l’Esprit de vie
Qui, à l’exemple de Christ,
Me conduit à donner, pour toi, ma vie
Alors que toi… tu m’abandonnes

C’est si facile de te fermer la porte

Car ma chair crie sans cesse
Qu’elle ne veut point souffrir
Elle lutte… contre cette loi d’amour
Qui persévère, aimante, jusqu’au bout

Et mon cœur blessé se ferme
Mes paupières s’alourdissent
Car ni l’un, ni l’autre
Ne veulent plus être attentifs…

C’est si facile de fermer la porte
A la voix des autres cœurs

« J’ai trop souffert ! »
Et mon âme pleure
Oui je préfère fermer ma porte !

J’ai oublié que l’amour, c’est donner,
Oublié que l’amour aime ses ennemis
Que l’amour pardonne l’autre
Qui est, comme moi, faiblesse
Et de chair et de sang,
Multiples imperfections

J’ai oublié que quand je ferme la porte
Mon regard obscurci ne perçoit plus de l’autre
La détresse, l’angoisse ou le besoin 
Et qu’alors, pour aucun, je ne puis plus être
La bénédiction que Dieu veut que je sois

Celui qui me morcelle et qui me mortifie
A tenté, sans succès, de vaincre en Jésus-Christ
Cet élan si précieux de l’amour véritable
De l’amour sacrifice jusqu’à la mort de soi
Alors, au profond de l’angoisse de son âme,
Le bien-aimé de Dieu a crié à son Père

Comme lui, ô mon âme, je t’implore
Je t’ordonne, je t’applique :
L’ami aime en tous temps
Et dans la peine se montre un frère
Aime donc comme le Maître
Mort pour toi, dans l’injustice

Considère donc le bien de l’autre
Avant même le gain du tien
Marche, avec zèle, aux voies de compassion,
Que t’animent la bonté et la pleine bienveillance
La paix non limitée et la sainte patience

Demeure, inébranlable, dans cette position
De la justice, du pardon consentant
Arrose, vaille que vaille, la précieuse semence
Pour, qu’à nouveau, elle germe
Fleurisse, s’élève, se fortifie, paraisse

Que nul oiseau, qu’aucunes épines
Que nul cailloux, ni l’ardeur du soleil
Ne viennent ni l’étouffer, ni la brûler
Ni la voler, ni la corrompre

Que le germe de l’amour subsiste
Et que grandisse l’espérance
Que la foi, en moi, s’affermisse
Et qu’en toutes circonstances
A l’amour de Dieu, ma porte demeure ouverte

Je veux, comme toi, Jésus
Aimer, persévérer dans l’amour
En tous temps… pour toujours
Car tu le dis et l’accomplis :  » l’Amour supporte tout »

Alors, à la facilité de te fermer ma porte,
Je me refuse et m’y oppose !
Aide-moi Saint-Esprit à triompher
Et, avec humilité, à tout bien supporter
Pour mieux te refléter et pour te glorifier.

©Cavalier Marie-Christine, Si facile de fermer la porte, 02/10/2020 révisé

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