Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Éphésiens 4:31-32 LSG
Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Colossiens 3:12
Eprouver des émotions est le propre de tout être humain, n’est-ce pas ? Nous en éprouvons de multiples sortes, tout comme notre Créateur et Père éternel. Autant Dieu peut ressentir de la joie, il exprime aussi parfois sa peine dans la Parole. Autant il peut manifester la bienveillance, autant il peut éprouver de la colère.
Seulement, lui, est lent à manifester cette colère. Et cette lenteur à l’exprimer est le fruit de sa maîtrise de soi, mais aussi de son cœur bienveillant, compatissant et miséricordieux. Ces traits de caractère de Dieu lui permettent aussi de ne pas garder, contre nous, de la colère, ni demeurer en conflit perpétuel avec nous, ni concevoir de l’animosité envers nous qui l’avons offensé.
Psaumes 103:8 L’Eternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et riche en bonté ; 9 Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours; 10 Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités.
Alors, ne serait-il donc pas possible de vaincre les effets négatifs possibles de la colère, comme l’animosité, avec l’aide de Dieu ?
Mais avant tout, examinons comment l’on peut passer de la colère à l’animosité sans même s’en rendre compte et les dégâts que cela peut engendrer dans nos vies.
Les conséquences désastreuses d’une colère persistante et non maitrisée
L’animosité est définie comme une disposition de cœur, un sentiment persistant de malveillance envers autrui qui porte à nuire à cette personne et aussi comme des attitudes agressives.
Nous pouvons citer des synonymes à l’animosité que sont : l’hostilité, la malveillance, la rancune, le ressentiment, l’agressivité, la virulence ; autant d’attitudes qui manifestent de la violence envers autrui.
Cette sorte de sentiment naît généralement de la colère que l’on a éprouvé lors d’une situation, peut-être, d’offense; on a été offusqué de quelque chose, blessé, heurté, choqué, vexé, froissé... Cela a créé une vive émotion de colère en nous, ce qui peut être normal. Mais, les problèmes commencent quand on laisse cette émotion perdurer et devenir un sentiment d’animosité envers la personne qui nous a offensé.
Prenons l’exemple du roi Saül.
Saül, sous l’effet de la jalousie, d’abord, issue de son cœur insécure qui avait entendu dans les louanges que l’on faisait à David, l’expression qu’on le considérait moins que ce dernier, a éprouvé ensuite, de la colère envers David. (1 Samuel 18)
N’aurions-nous pas ressenti une pointe de peine, de regret, voire de jalousie, comme Saül, si on avait publiquement célébré quelqu’un, en le comparant à nous, et en notre défaveur. C’est comme si on nous dévalorisait au profit de quelqu’un d’autre, même si effectivement cette personne avait mieux fait ! Et en plus publiquement ! Faire l’éloge de quelqu’un est une bonne chose, mais en le comparant publiquement à un autre n’est pas très sage, n’est-ce pas ?
Le problème de Saül n’a pas été le fait d’avoir éprouvé ces émotions mais de les avoir laissé le dominer et d’en avoir conçu et gardé une colère qui s’est ensuite muée en animosité et haine dans son cœur, envers David. Il a laissé cela changer sa perception de David, qui le servait avec engagement, et fidélité, pour le voir désormais dans son esprit, comme un rival et jusqu’à vouloir le tuer.
David avait-il une seule fois manifesté qu’il voulait prendre la place de son roi, lui avait-il une seule fois manqué de respect ? Non !
Mais la colère persistante, non maîtrisé, le sentiment de jalousie, la crainte de perdre la reconnaissance du peuple et sa place, se sont associés dans le cœur du roi, pour lui suggérer que David était un ennemi à abattre. Saül avait laissé la porte ouverte à l’ennemi, au tentateur, qui l’a vite influencé.
9 Et Saül regarda David d’un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite.
Le lendemain même, un mauvais esprit l’a poussé à attaquer sournoisement David afin de tenter de le tuer. Puis il va sans cesse par la suite, comploter contre lui et le poursuivre dans cette intention, des années durant.
Mais comment éviter de vivre ce que Saül a vécu ou éviter simplement de nous laisser emporter par la colère jusqu’à poser des actes injustes devant Dieu et contre quelqu’un ?
Garde ton cœur
J’ai connu cette situation affreuse de voir une personne proche, avec qui j’avais de bonnes relations et que j’aimais profondément, se transformer en adversaire, devenir agressive, blessante et hostile envers moi sous l’effet de la colère non maîtrisée, de la rancune et de l’insécurité émotionnelle. La mauvaise gestion de ses émotions a ouvert son cœur aux suggestions de soupçon envers moi, venant de l’ennemi, jusqu’à la rupture.
Le soupçon tue l’amour. C’est pourquoi il nous est dit dans la Parole de Dieu, que l’Amour ne soupçonne pas le mal… Peut-être en parlerais-je dans un autre article :)
J’ai aussi fait l’expérience inverse, d’éprouver, moi-même, de la colère envers cette même personne, à cause de ses attitudes récurrentes où elle laissait la colère l’emporter jusqu’à me faire du mal par ses attitudes et ses paroles. Et j’ai dû me battre pour ne pas lui fermer mon cœur, lui devenir hostile, garder rancune et non pardon, envers elle.
J’ai d’ailleurs écrit un texte poétique au sujet de cette lutte que l’on peut vivre dans notre cœur, que tu peux lire ici : « Si facile de fermer la porte« .
Comme je le disais dans mon dernier article « Ne reste pas en colère« , c’est une véritable lutte, un combat spirituel à mener, pour maîtriser, somme toute, notre cœur, notre âme blessée, nos émotions ; afin de ne pas laisser notre chair et l’ennemi dominer sur nous.
2 Corinthiens 2:11 … afin de ne pas laisser à Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins.
Dans ce contexte de 2 Corinthiens 2, Paul enjoint les Corinthiens à pardonner à l’un de leurs frères ayant mal agit et été sanctionné. Il leur demande même de le consoler maintenant, « de peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive », du fait qu’ils continuent à le mettre à l’écart et à lui en vouloir. (v5-11)
Paul sait que le but de l’ennemi, ses desseins, sont de créer l’animosité, la haine, la discorde, le trouble au sein des relations afin de nous pousser à la séparation ou à des actes d’hostilité les uns envers les autres.
Il sait que les meilleurs antidotes contre les poisons inoculés par la colère persistante, l’animosité… sont, entre autres, la bienveillance, le pardon ou miséricorde, et la compassion.
Quand je vis une situation d’offense, l’une des choses qui m’aident à me maîtriser, c’est de demander au Saint-Esprit de m’aider à comprendre ce qui s’est passé, à comprendre les attitudes de la personne qui m’a blessé, mais aussi, à analyser ma part possible de responsabilités s’il y en a. Je ne considère pas seulement ce que l’autre a pu faire mais m’interroge aussi sur ce que j’ai fait, pu faire ou sur mes réactions.
Et j’ai maintes fois expérimenté que parfois Dieu nous révèle que la source de l’attitude de telle ou telle personne est une blessure non guérie, un mal être qui l’a poussé à offenser les autres, la plupart du temps involontairement. Il nous montre que cette personne a plus besoin de nos prières que de notre jugement.
Jacques 2:13 … La miséricorde triomphe du jugement.
Il ne s’agit pas de cautionner le mal, mais de lutter, en premier, pour garder notre propre cœur et nos pensées en Jésus-Christ, avant de vouloir changer et reprendre l’autre qui a failli. Car le danger vient du fait de voir avant tout la paille dans l’œil de notre voisin alors que nous en avons une aussi et que peut-être elle forme une poutre dans notre œil ; ce qui est pire.
Manifeste bienveillance, compassion et pardon
Il faut savoir faire l’effort de se rappeler que, comme nous, l’autre est faillible et peut broncher. Et que Dieu nous a pardonné toutes nos fautes, à maintes reprises. Une des voies de la bienveillance.
Jacques 3:2 Nous bronchons tous de plusieurs manières.
Nous sommes appelés à faire disparaître, donc à combattre ces sentiments de colère, animosité, amertume… et à être bons, compatissants, miséricordieux envers les autres. Éphésiens 4:31-32 LSG
Appelés à nous pardonner réciproquement sans forcément attendre que l’autre vienne à nous. C’est une décision du cœur qui n’attend pas forcément réparation de la part de l’autre avant de pardonner.
Même quand Paul suggère à Timothée, dans sa lettre, de reprendre quelqu’un qui s’est égaré, il l’encourage à le faire avec douceur, condescendance et patience.
Le terme condescendance n’est pas utilisé ici au sens négatif d’une attitude hautaine, supérieure et méprisante, mais exprime l’attitude de bienveillance, de douceur (« Epios« ), sans condamnation, à manifester envers cette personne qui a mal agit. (2 Timothée 2 v24-26)
Je ne sais pas par quelle situation tu passes et la force de la pression que tu vis, mais je sais d’expérience, et je ne suis pas meilleure qu’une autre, que le Saint-Esprit peut t’aider à te maîtriser, à garder ton cœur de l’animosité et de toutes les conséquences négatives possibles de la colère que l’on garde et alimente dans le cœur.
Continue à combattre contre toute colère persistante et collabore avec le Saint-Esprit, il agira.
Sois béni(e)

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