Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. 1 Corinthiens 15:58
Le prophète Jérémie a connu tant de difficultés dans l’exercice de son ministère pour la gloire de Dieu. Peut-être est-ce ton cas et te sens-tu fatigué, voire prêt à abandonner ?
Lisons Jérémie 20 v7-18
Les souffrances dans le service pour Dieu
7 … A longueur de journée, je suis un objet de risée, tous se moquent de moi. 8 Chaque fois que je parle, c’est pour crier très haut : J’annonce la violence et la dévastation. A longueur de journée, ta parole, Eternel, m’attire des outrages et des insultes…
10 J’ai entendu les propos menaçants que profère la foule : « De toutes parts, c’est la terreur. Dénoncez-le ! crient-ils. Nous le dénoncerons ! » Tous les gens qui étaient avec moi en bon termes guettent ma chute : « Qu’il se laisse séduire, et nous aurons gagné ; alors nous le tiendrons et nous nous vengerons de lui ! »
Tant de mépris, de confrontations avec ceux-là même dont il se souciait suffisamment pour leur porter la parole de Dieu et alors même qu’il était rejeté d’eux.
Jérémie a subit toutes sortes d’attitudes haineuses, de persécutions, voire de tentatives de meurtre (si mes souvenirs sont bons), par ses pairs qu’il prévenait de la volonté de Dieu.
Personne n’appréciait ses messages qui dénonçaient les péchés du peuple et les prévenaient de la correction de Dieu. Même quand les gens réclamaient une direction à Jérémie de la part de Dieu et en cela reconnaissait donc quelque part, que Dieu parlait à travers lui, quand le message ne leurs plaisait pas, ils se retournaient contre lui.
Je trouve poignant ce texte de Jérémie 20 qui exprime sa profonde douleur d’être ainsi maltraité alors qu’il sert Dieu et son peuple.
C’est au point qu’il maudisse le jour de sa naissance et prononce ces terribles mots : « A quoi bon être sorti de son sein (de sa mère) si c’est pour faire l’expérience de la souffrance, de la détresse, pour consumer ma vie dans le mépris ? »
Servir Dieu n’a rien d’un jeu, d’une sinécure, d’un concours de place, d’une recherche de position ou d’honneur.
Cela comporte son lot de souffrances, de luttes…
Tant de personnes ont souffert jusqu’à la mort pour le faire, comme Paul, Pierre… et comme encore aujourd’hui ces hommes et femmes qui sont torturés, emprisonnés et même tués pour leur foi.
Et puis, il a de ceux qui sont plus simplement méprisés, rejetés, calomniés, blâmés, incompris….
Parfois c’est simplement au sein de notre entourage, notre famille, notre église même, que nous pouvons vivre ces moments difficiles.
Que nous soyons un serviteur, pasteur, prophète, évangéliste… ou diacre ou un chrétien tout simplement, servir Dieu est une voie de renoncement à soi qui demande de faire face parfois, à la persécution, au rejet, et à l’incompréhension bien souvent.
La tentation du découragement
Passer par ces moments difficiles pourrait te pousser à arrêter ton service comme Jérémie en à éprouver le désir un instant, face aux outrages qu’il vivait, aux menaces, et s’est exclamé : « Je veux oublier sa parole et je ne parlerai plus en son nom ».
Ce n’est pas facile de supporter la rancueur et la désapprobation ou l’incompréhension, les jugements de notre entourage.
Pas facile de voir que « Tous les gens qui étaient avec moi en bon termes guettent ma chute » en disant : «Qu’il se laisse séduire, et nous aurons gagné ; alors nous le tiendrons et nous nous vengerons de lui ! » comme le dit Jérémie.
Nous pouvons éprouver comme lui, un tel découragement et malheureusement nous lasser de servir ou que cette idée nous effleure un instant !
Vaincre le découragement
Mais heureusement dans ses luttes et ses peines profondes qui l’atteignent, l’homme de Dieu retrouve courage pour faire la volonté de celui qui l’a appelé et envoyé, en dépit de tout.
Premièrement parce que celui qui l’a choisi pour accomplir la tâche, « ne le laisse pas tranquille » si je puis dire.
Il parle à Jérémie, continue à se révéler à lui et l’envoyer porter ses messages au peuple. Et le cœur consacré à Dieu, soumis à l’Esprit de Dieu de son serviteur, ne peut pas renier, ni contenir ce que son Seigneur lui ordonne de dire.
Etre prophète n’a rien à voir avec le fait de choisir soi-même de parler aux personnes de la part de Dieu. Comme Paul le disait : « Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » 1 Corinthiens 9:16
Jérémie l’affirme lui aussi : « 7 Tu m’as séduit, ô Eternel, et je me suis laissé séduire ! Tu t’es servi de la force avec moi et tu l’as emporté… 9 Et lorsque je me dis : « Je veux oublier sa parole et je ne parlerai plus en son nom », il y a, dans mon cœur, comme un feu qui m’embrase enfermé dans mes os, je m’épuise à le contenir et n’y arrive pas ! »
Il n’a pas le choix ! Cela fait partie de son appel, du sens de sa vie.
Et c’est sans compter qu’il a des comptes à rendre à Dieu de ce qu’il fait ou non de ses prophéties.
Deuxièmement, Jérémie se rappelle aussi un fondement de sa foi : « 11 Mais l’Eternel est avec moi comme un puissant guerrier ; ceux qui me persécutent vont trébucher, et ils ne l’emporteront pas… 13 Chantez à l’Eternel ! Oui, louez l’Eternel car il sauve le pauvre de la main des méchants. »
Le prophète, le serviteur de Dieu se confie en Dieu, s’attend à son secours, lui confie sa cause et s’attend à ses interventions. Il se sait investi et accompagné de Dieu en dépit de ses expériences douloureuses.
Voilà ce qui lui permet de se rétablir, se relever et continuer à servir alors même que tout est contre lui.
Se remobiliser pour servir
Ces mots de Jérémie me touchent particulièrement dans cette période de ma vie où tout me semble contraire alors même que je m’applique à chercher Dieu et à me discipliner à faire sa volonté.
Ce n’est pas facile d’annoncer, de témoigner, de parler de sa part quand on doit faire face soit à de l’indifférence, du dénie, voire du mépris, de la colère, de la calomnie et du rejet. On peut flancher, se démobiliser, se lasser l’âme découragée.
Mais la conscience de la nécessité de notre appel, de notre service pour Dieu et la pensée de sa présence à nos côtés pour accomplir la tâche sont de bons moyens de se fortifier, se remobiliser et poursuivre à faire la volonté de Dieu en dépit de tout.
Nous voulons comme le dit ces versets : courir « avec persévérance dans la carrière que Dieu nous a ouvert, les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »
Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. »
Je prie que toi qui souffre tout en servant le Père et qui ressent la lourdeur et les difficultés de la tâche, tu puises dans l’expérience de Jérémie et dans l’exemple du Christ, du réconfort et un nouvel élan pour te lever et faire sa volonté.
La lassitude vient parfois mais n’abandonnons pas, même face aux offenses, aux peines.
Dieu dit que notre travail ne sera pas vain devant lui.
Notre part n’est pas de convaincre, notre responsabilité est d’annoncer tout ce que Dieu nous dit d’annoncer et lui s’occupe du reste.
Sois fortifié(e) quelque soit ta tâche pour le Seigneur. Persévère, il voit et compte tes fruits de justice. Il ne t’oubliera pas.
Oui que Dieu nous fortifie.

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Merci Marie Christine pour les talents que Dieu t’a donnés et que tu mets au service du peuple de Dieu !!!
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Merci pour tes encouragements. Soit béni et fortifié dans le nom de Jésus
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