7 L’Eternel lui dit encore : Je suis l’Eternel, qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée, pour te donner en possession ce pays. 8 Abram répondit : Seigneur Eternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai ?
Serais-tu de ceux qui pensent que l’on n’a pas le droit de demander des signes à Dieu ? Ou penses-tu qu’il soit possible de le faire mais que c’est la marque d’un manque de foi, donc une faiblesse, une erreur à ne pas commettre ?
J’ai longtemps cru à cette seconde idée que j’avais entendu enseigner. Pourtant, nous voyons dans la Bible que Dieu a répondu aux attentes de cœurs fidèles qui lui ont fait cette demande et j’ai moi-même expérimenté sa bonté dans ce domaine.
Laisse-moi te partager comment Dieu m’a soutenu dans l’attente de l’exaucement en me donnant des signes pour conforter ma foi.
« A QUELS SIGNES RECONNAITRAIS-JE CELA ? »
Quand Dieu m’a dit qu’il ferait de moi, une mère joyeuse au milieu de mes enfants, j’ai compris qu’il avait entendu mes prières concernant l’enfantement et qu’il allait enfin m’exaucer. Des années auparavant, avant même mes fiançailles, il m’avait montré dans un songe, qui j’épouserais et combien d’enfants j’aurais, à condition que je reste dans la foi en ce qu’il m’avait dit. Mais, rien, malgré nos tentatives.
Nous n’avions pas fait d’examens pouvant affirmer une quelconque cause de stérilité chez nous. C’étaient seulement des événements passés et mes difficultés à être enceinte malgré nos efforts depuis 3 ou 4 ans qui nous interpellaient.
Mais ce jour-là, dans la prière, le verset que Dieu me donna semblait le confirmer :
« Il donne une maison à celle qui était stérile, Il en fait une mère joyeuse au milieu de ses enfants. Louez l’Eternel ! » Psaumes 113 v9
Vous avez certainement déjà vécu cette expérience ou un texte lu et même médité peut-être tellement de fois, ce jour-là, vous coupe le souffle. Quelque chose crépite en vous et vous savez que cette parole vous est destinée.
Ces mots, réponses de Dieu, attestaient de ma situation actuelle et de l’avenir que Dieu me préparait. Il venait de me donner un signe supplémentaire qu’il se tient fidèlement derrière ce qu’il dit pour l’accomplir. Un encouragement qui consolidait ma foi et m’aidait à patienter.
Puis, il me donna le nom que mon 1er enfant devait porter, me dévoilant ainsi par la même occasion, qu’il serait un garçon.
Alors, j’ai dit et écrit à Dieu sur ma bible ce jour-là : « à quoi, à quels signes reconnaitrais-je cela ? »
Autrement dit, à quels signes je comprendrais, je verrais que le temps de l’accomplissement de cette promesse arriverait ?
DES SIGNES DE CONFIRMATION DE LA PROMESSE
Face aux promesses personnelles que Dieu nous accorde et dont nous ne connaissons pas toujours la saison de l’accomplissement, nous pouvons demander à Dieu, comme Abraham, des signes qui attestent de leurs futures réalisations, ou de l’approche de cette saison.
Parfois, face aux forts enjeux, nous en avons besoin pour renforcer notre foi, ne pas nous laisser décourager et trouver de l’élan pour attendre et agir.
Abraham, l’homme « sans terre », sans patrie actuelle, l’a fait, quand Dieu lui a promis de lui donner la terre que ses pieds foulaient, ainsi qu’à ses descendants. « A quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? » dit-il à Dieu.
Gédéon aussi, a eu ce réflexe, cette requête à Dieu. Ce dernier l’appelait à être un acteur de la délivrance de son peuple alors qu’il se sentait si faible, insignifiant, petit et avait soif de voir Dieu à l’œuvre. Et dans un contexte totalement contraire aux miracles d’autrefois racontés par ses pères, il s’est permis, de demander des signes à Dieu, avec une crainte respectueuse, sachant qu’il est souverain.
Non seulement Dieu a accepté de répondre à son attente et selon sa demande bien détaillée et précise (la toison) mais il lui a donné des signes supplémentaires qu’il n’avait pas sollicité au travers du songe du soldat, qui lui a donné assurance et courage pour partir en guerre, confiant de la victoire.
DES SIGNES POUR BOOSTER NOTRE ATTENTE ACTIVE
Les signes que Dieu a accordé aux êtres humains, ont toujours créé une attente fervente chez eux et les ont incités à se préparer à recevoir, à attendre et à scruter pour voir s’accomplir ce que Dieu avait dit, voire, les pousser à agir.
La Bible nous y encourage par beaucoup d’exemples, à l’instar de l’histoire de Siméon que Dieu avait divinement averti qu’il ne mourrait pas sans avoir vu le Christ. Poussé par l’Esprit, il est venu au temple ce jour-là et a eu l’occasion de tenir Jésus dans ses bras. Il était attentif, à l’écoute du Saint-Esprit et des signes reçus pour ne pas rater ce moment. (Luc 2 v25-32)
Dieu comprend le langage des signes et en use lui-même.
N’a-t-il pas fait la promesse de la venue de Christ et donné maintes prophéties à ce sujet, établi des signes annonciateurs de cet événement, qui se sont accomplis ?
De même, Jésus nous interpelle à scruter les temps, les circonstances sur la base des signes précurseurs annoncés concernant son retour, pour que nous nous tenions prêts pour ce jour qui arrivera comme un voleur, pourtant.
Il nous convie à guetter, être attentifs aux signes de son approche, à l’exemple des serviteurs fidèles, veillant, qui attendent et guettent l’arrivée de leur maître ; un son, un bruit de pas, sa voix… Et, qui, même de nuit, se tiennent prêts quel que soit l’heure, à lui ouvrir la porte. (Luc 12 v35-40)
Dieu parle par des signes, atteste ce qu’il dit par des signes et bon nombre de versets en parlent dans la Bible autant dans le Nouveau que dans l’Ancien Testament.
Quand cette parole, dans le livre d’Habacuc, nous convie à attendre la promesse, l’accomplissement de la prophétie, si elle tarde, il ne s’agit pas d’une attente passive mais plutôt d’une attitude qui s’applique à scruter un signe de l’arrivée de celle-ci et à se tenir prêt à recevoir. Ce que j’appelle l’attente active, l’attente fervente.
Ses signes qui peuvent prendre diverses formes, comme Dieu le choisit, sont des catalyseurs qui nous donnent de l’élan à nous préparer et être attentifs pour ne pas passer à côté de l’opportunité de Dieu, faute d’attention, et de préparation.
S’il ne s’agit pas de demander des signes à Dieu à tout bout de champ, parfois on peut en ressentir la nécessité impérieuse et Dieu comprenant notre besoin, peut y répondre. Cela reste à sa discrétion, son choix éclairé.
DES SIGNES POUR CROIRE EN DEPIT DU CONTRAIRE
Pour en revenir à mon témoignage, ce matin-là, Dieu m’avait conduite dans la méditation de ce même verset reçue 1 an plus tôt, jour pour jour, et c’est à la lecture de la question que je lui avais posé, que le Saint-Esprit m’a dit : « voilà, tu es enceinte » et j’ai cru.
J’ai cru malgré les étranges saignements et douleurs au ventre comme annonciateurs d’un début de règles.
J’ai cru en dépit des tests de grossesse répétés, négatifs, sur plusieurs semaines ; cru malgré l’auscultation d’une gynécologue et des tests cliniques qui proclamaient que non, je n’étais pas enceinte.
J’ai continué à croire quand les personnes autour de moi fronçaient les sourcils en me renvoyant le sentiment que je m’égarais, que je croyais à des choses fausses et s’inquiétaient pour moi.
Puis, à l’occasion d’une autre visite médicale chez un autre médecin, la nouvelle, à la fois glorieuse et alarmante, est tombée : j’étais véritablement enceinte comme Dieu l’avait déclaré mais «l’embryon n’était pas viable» avait dit ce médecin ; j’étais en train de le perdre, d’où les pertes de sang et douleurs.
Les hommes se basent sur ce qu’ils voient, contrôlent, comprennent mais Dieu nous conduit à vivre les dimensions de son Royaume surnaturel et nous convie à avoir foi en lui, à croire en ses promesses et en ses signes, ses miracles, ses prodiges.
Pour faire court, la grossesse a été difficile, physiquement, émotionnellement, spirituellement. J’étais alitée, sous traitement hormonal qui me rendait malade, nous passions en plus par de grandes et douloureuses épreuves, mon époux et moi. Le jour de sa naissance, il a encore faillit mourir mais Dieu s’est glorifié et m’a accordé le fils annoncé. Puis un autre par la suite, comme promis.
LE TEMPS DE DEMANDER PLUS A DIEU
Peut-être est-ce le temps pour toi, de demander plus à Dieu ; plus que ce que tu avais reçu jadis ?
Le temps d’une confirmation, d’un signe, d’une nouvelle instruction pour continuer à rester dans la foi agissante.
Le temps de la joie d’une nouvelle parole, d’un rhema supplémentaire de Dieu à ajouter à ton journal pour te réconforter dans les moments de doute ou de découragement, quand l’accomplissement te semble tarder ou que les combats à mener te paraissent trop lourds. Le temps de l’écoute, de la recherche de Dieu.
Le temps d’engranger de nouvelles expériences avec lui pour écrire et partager plus tard, le témoignage de sa bonté à l’œuvre dans ta vie ; un témoignage qui, demain, encouragera certainement quelqu’un d’autre.
En tout cas, courage, ne faiblis pas, persévère dans la Foi qui est espérance mais aussi assurance en Dieu qui fera ce qu’il a dit.

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