PRENDRE LE RISQUE D’EXERCER NOTRE FOI

Quelle est la dernière fois où tu as pris un risque avec Dieu ? Le risque de croire, sans voir; le risque d’exercer le muscle de ta foi sur la base de la Parole de Dieu et d’agir en conséquence, en dépit de la réalité qui te dit le contraire ? Désires-tu que ta foi en Dieu augmente ?

Pour cela, il faut l’exercer.

Croire pour voir : un changement de mentalité

En tant qu’être humain, nous agissons naturellement et généralement comme Thomas.
Nous voulons voir pour croire.
La foi ne semble pas être un comportement inné, et conscient, bien que nous l’exercions tous les jours dans des situations du quotidien, dans des domaines autres que la foi en Dieu.

On peut constater que la foi dans le surnaturel de Dieu trouve, généralement, en nous, un adversaire; l’adversaire de nos raisonnements, de ce que l’on voit et ressent, de la réalité. Après tout nous sommes de nature physique, vivant dans un monde physique, me direz-vous !

Sauf que nous oublions, souvent, être aussi de nature spirituelle, et que les choses visibles sont nés d’abord de l’invisible, les choses matérielles d’abord du spirituel.

Dieu est Esprit et pour le connaître, entrer en relation avec lui et le voir agir, nous ne pouvons compter sur nos sens naturels seuls, et encore moins sur notre raison, sur des démonstrations scientifiques, sur ce que nous voyons.

Si la création nous donne un aperçu que Dieu existe, nous devons pour autant, faire le pas de croire et lui donner gloire (Romains 1:20…)

Dieu se « voit », « se rencontre », « s’expérimente », d’abord, en croyant. Il est nécessaire de croire en lui pour le voir se manifester et agir.

Un changement de mentalité, de perception, souvent difficile.

Jésus comprenait cette difficulté en nous et il n’a pas rabroué et rejeté Thomas. Il lui a même permis de le toucher pour vérifier que c’était bien lui. Thomas croyait en Jésus-Christ. Ce qui lui a fait défaut ce jour-là, était de croire que l’homme qui était devant lui était Jésus le ressuscité, que manifestement la résurrection avait changé, puisque même les disciples ne le reconnaissaient pas de prime abord. Ce qui a permis à Thomas de le reconnaître, ce sont à la fois, les cicatrices de Jésus et sa Foi en Jésus-Christ, sa connaissance du Maître qui l’avait enseigné pendant 3 ans.

Néanmoins, si Jésus ne rejette pas celui qui faiblit dans sa foi et a besoin de signes parfois pour croire, à l’image aussi de Gédéon, il nous encourage, il nous interpelle quand nous manifestons peu de foi, quand l’incrédulité nous empêche de voir sa main à l’œuvre, sa puissance se manifester.

« Le juste vivra par la foi », « Mon juste vivra par la foi » sont des expressions que l’on trouve dans les livres d’Habacuc, Galates, Romains, Hébreux; Citées 4 fois dans la Bible et elles expriment l’importance, voire la nécessité de vivre par la Foi en Dieu. C’est la volonté et le plaisir du Père. Une condition sine qua non de la relation avec lui, que le livre des Hébreux met aussi en évidence.

La foi : un risque à prendre avec Dieu sur la base de sa parole

Jésus attend de nous l’exercice de la foi, qui consiste à prendre le risque de croire en ce qu’il dit et d’agir en conséquence. Décider de croire ce que la Bible dit, est le premier pas dans cet exercice, le premier pas pour voir s’épanouir notre foi.
C’est ce premier risque pris qui nous permettra d’expérimenter plus avec lui.

Pierre a « sur la parole » de Jésus, jeté le filet, alors que toute la réalité, son dur labeur de la nuit, son expérience, disaient qu’il n’y avait pas de poissons dans ces eaux, ce jour là. (Luc 5 v1-11)
Il a écouté la parole de Jésus, a pris le risque de croire et agir en conséquence puis obtenu des résultats, et vu la gloire de Dieu à l’œuvre dans cette pêche miraculeuse.

Ce même Pierre, le fougueux, s’il n’avait pas pris le risque de sortir de la barque, en croyant pouvoir marcher sur l’eau, comme Jésus, et à son ordre, n’aurait pas fait, surnaturellement, quelques pas sur cet élément liquide. Il a osé risquer sa vie.

C’est ensuite, que sa foi a défailli, quand il a vu et ressenti la réalité de la tempête autour de lui et que ses raisonnements, ont pris le dessus, lui disant qu’il pouvait mourir, se noyer… dans une telle situation, et qu’il était impossible de marcher sur l’eau…

Il a cessé un instant d’être dans la foi qui voit Dieu agir, le voit être Souverain au dessus même des lois de la nature…. Et c’est alors que ces lois sur lesquelles il fixait ses regards, plutôt que sur Jésus, ont eu plus d’ascendant et d’impact dans sa vie.

Le fait de nous décentrer de ce que Dieu nous a dit, de sa main tendue, de ses indications pour avancer au milieu des difficultés, le fait de refuser de prendre le risque de croire en dépit des circonstances contraires, sont les facteurs qui renversent la force de notre foi et l’empêchent de grandir.

La foi grandit par les expériences avec Dieu

Comme les disciples, nous avons l’occasion de vivre des hauts et des bas dans notre foi, de la croire trop petite, de nous sentir parfois en échec.

Mais heureusement pour nous, nous pouvons, comme Pierre, Thomas, et les autres, progresser dans cette foi, dans sa pratique, grandir au fur et à mesure de nos expériences avec Dieu, de nos engagements à lui faire confiance.

A chaque risque pris de croire avant de voir, à chaque défi de plus en plus grand relevé avec Dieu, au son de sa voix, « sur sa parole », sous la conduite du Saint-Esprit qui leur indiquait la marche à suivre, ils ont progressé.

Nous avons également cette opportunité d’exercer notre foi et de la voir s’amplifier au travers de nos expériences vécues avec Dieu.

Exercer le muscle de notre foi face aux épreuves

Imaginons notre foi comme un muscle qu’il faut travailler, sinon, il s’atrophie au fil du temps. C’est en le mobilisant dans nos activités, en l’exerçant au sport que nous lui permettons d’être utile et de se développer.

De même, sans épreuves, sans une pression contraire, qui mobilise le muscle de notre foi, sa force ne peut se multiplier. Notre foi s’affaiblit. C’est pourquoi Dieu permet que nous vivions des situations d’adversité, ou d’épreuve pour l’exercer.

David avait l’habitude d’exercer sa foi avant sa rencontre avec Goliath, le géant, d’où son assurance et la force de sa foi, quand il est allé le combattre.
Il n’était pas un soldat comme le laisse entrevoir certains films cinématographiques à son sujet.
Il était un berger, mais qui avait exercé ses mains au combat, sa foi face à l’adversité et dans les situations difficiles quand il avait dû faire face aux lions et aux ours qui venaient ravir ses brebis.
Il avait fait face à des combats de niveaux divers et toujours plus grands et vu le soutien de Dieu, ce qui l’avait rendu capable de croire que face au géant, Dieu lui donnerait aussi, la victoire.

Si David n’avait pas pris des risques dans le secret avec Dieu, et exercer sa foi à différents niveaux de combats, de défis, il aurait été comme les autres, la solide armée de Saül et Saül lui même, manquant de courage et d’assurance, parce qu’ils n’avaient pas suffisamment et peut-être pas personnellement, intimement, expérimenté avec Dieu, dans des défis précédents. Ils n’avaient manifestement pas l’habitude d’exercer le muscle de leur foi, de prendre des risques avec Dieu, et étaient oublieux de ce que Dieu avait déjà fait pour eux.

Nous voulons comme David, voir venir Goliath, géant imposant et plus grand que nous, et nous avancer quand même, « au nom de l’Éternel« , pour lancer cette minuscule pierre que nous avons dans notre fronde, en étant assurer de vaincre.
Vaincre l’adversité, vaincre contre ce qui s’oppose à la volonté de Dieu, parce que Dieu est avec nous et parce que nous avons vécu et vu la gloire de Dieu à l’œuvre et la victoire dans d’autres combats vécus en secret avec son assistance.

Face à la multitude nombreuse de l’armée d’Assyrie, Ezéchias s’est tourné vers Dieu qui a promis de combattre en leur faveur.
Le peuple et lui, ont dû croire aux paroles de Dieu, exercer leur foi pour voir effectivement Dieu se manifester et envoyer son ange combattre pour eux.
Ils ont obtenu la victoire issue de leur foi et confiance en Dieu. (2 Chroniques 32)

Là où tu en es, qu’importe le poids, la grandeur de ta mesure de foi, qu’elle soit petite comme un grain de sénevé, à la stature d’embryon, ou déjà mature, tu peux expérimenter, aujourd’hui, avec Dieu, une occasion d’exercer la mesure de ta foi, de croire, pour voir sa main puissante agir, et de la voir augmenter.

Petite, Jésus dit qu’elle est capable de déplacer pourtant des montagnes.
Vacillante comme une flamme balayée par le vent des difficultés, elle peut se relever et grandir, car Dieu ne permet pas que les épreuves soient au delà de nos forces. Il prévoit toujours le moyen de s’en sortir.

Continue à exercer ta foi en Dieu, à oser faire des expériences avec lui, à lui faire confiance, à relever des défis de plus en plus grands en son nom, et sur sa parole. Ta foi va alors grandir.

Sois béni(e) et encouragé(e). Persévère dans la foi en Dieu.


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