Une femme qui souffre en son cœur peut prendre plusieurs voies.
Celle de se laisser aller au désespoir, celle de se laisser aller à la colère et peut être même à la vengeance sous le poids de l’amertume, ou celle de confier son fardeau à Dieu et de le laisser agir dans son cœur pour l’aider à surmonter la douleur et lui faire confiance pour le reste. Dans nos détresses que choisissons-nous ?
J’ai longtemps vécu en victime des circonstances et encore aujourd’hui après des années de lutte contre la dépression, l’abattement, je dois encore persévérer à changer de mentalité et de réactions face aux épreuves, et à la souffrance.
J’ai fait beaucoup de progrès avec Dieu qui m’a appris que chaque jour, je dois me maintenir dans la posture du combattant et veiller sur mon cœur.
Et même s’il y a encore nécessité de changement, je ne suis plus à baisser les bras et à laisser le désespoir m’emporter comme avant.
C’est un travail intérieur constant auquel je m’applique même si parfois j’ai de courtes défaillances. Et c’est aussi un combat pour refuser avec détermination, toute colère, animosité, tout esprit de vengeance, pour choisir plutôt le pardon et la recherche du soutien de Dieu, en toutes circonstances.
Face à des épreuves, face à de l’offense, face à des mortifications constantes, des attentes non comblées qui nous font souffrir (1ère cause paraît-il de divorce, de séparation), une femme a donc plusieurs choix de positionnement. Et par son histoire, Anne nous démontre que la meilleure est celle de se confier en Dieu.
Se répandre devant Dieu
Anne se décrit elle même à Eli comme une femme qui souffre en son cœur, subissant un excès de douleur et de chagrin. Sa souffrance s’exprime dans ses pleurs, son jeûne, chaque année. Et après des années de larmes, de frustrations, d’espérances non abouties, de douleur non seulement face à sa stérilité mais aussi face aux méchancetés de sa « rivale », Anne choisit de se répandre devant Dieu.
… je suis très malheureuse et j’épanchais mon cœur devant l’Eternel… Si j’ai prié aussi longtemps, c’est parce que mon cœur débordait de chagrin et de douleur. 1 Samuel 1 v15
Elle lui parle de sa douleur, laisse couler ses larmes, exprime sa peine devant celui dont elle croit qu’il peut changer les choses, même ce qui est impossible aux hommes.
Après toutes ses années, Anne continue d’espérer en l’intervention de Dieu.
Dieu entend nos supplications et répond
Quand un malheureux crie, l’Eternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. Psaumes 34:7
Répandre son âme devant Dieu est ce qui a « sauvé » Anne, de la folie de la douleur, car à bout, elle aurait pu en vouloir à Dieu, ou s’en prendre à Peninna, commettre un acte désespéré…
Elle prie et supplie Dieu en silence dans l’amertume de son âme, lui adresse sa requête, lui fait des vœux, que personne n’entend. C’est un secret entre Dieu et elle.
Et celui qui connait la parole avant qu’elle ne soit sur notre bouche, qui sonde les cœurs et les reins et connaît nos pensées, entend ses cris de souffrance silencieux.
Dès l’instant où elle s’ouvre à lui, sans rien lui cacher, elle est entendu et fortifiée aussi.
Fortifiée par la Parole de Dieu
Jusqu’ici Anne n’entendait que les paroles négatives du manque, de la douleur, des piques méchantes de sa rivale ou encore les reproches de son mari qui ne la comprenait pas dans son besoin et estimait qu’elle devait se résigner quelque part, et se réjouir de son affection d’époux.
Sans doute y avait-il aussi les voix de la société, de son entourage, la culpabilisant de ne pas pouvoir donner naissance à des enfants et a des fils, des héritiers pour son mari…
Et voilà qu’elle reçoit une toute autre sorte de parole par la voie du sacrificateur Eli, et la considère comme une réponse, une promesse de Dieu à sa prière.
17 Eli reprit la parole, et dit : Va en paix, et que le Dieu d’Israël exauce la prière que tu lui as adressée !
Enfin une voix d’encouragement et de foi dans ses circonstances si difficiles, et elle y croit.
Anne a su et cru que l’exaucement allait venir.
Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte. Psaumes 34:6
Cette femme meurtrie, blessée, malheureuse, s’est tournée vers Dieu, a cherché son secours dans sa détresse et « son visage ne fut plus le même. »
Elle n’était plus dans une attente désespérée mais dans une espérance confiante, dans la foi pour son exaucement.
Elle a pu manger et se réjouir en Dieu.
Les traits de l’abattement sur son visage avaient fait place nette.
Un cœur agréable à Dieu, exaucée
Anne a choisi le bon recours et n’est pas tombé dans le piège tendu par l’ennemi de son âme : l’irritation contre Dieu.
Elle a plutôt contracté une alliance avec lui. Elle lui offre un sacrifice consenti dans son cœur avant même de recevoir de réponse de sa part. Avant même d’obtenir ce qu’elle demande, Anne est prête à l’offrir à Dieu pour sa gloire.
Cette disposition de cœur a été agrée par Dieu. Car, non seulement Anne se confie en lui, s’attend à lui mais est aussi déterminée à le glorifier. Son besoin bien que pressant, important à ses yeux, passe après celui de Dieu. Elle lui offre de lui consacrer ce fils qu’elle espère tant et dont elle va effectivement se séparer très jeune pour accomplir son vœu.
Grace à la prière, le vœu, et la soumission d’Anne, Dieu va pouvoir disposer d’un homme selon son cœur pour conduire son peuple dans la bonne voie : le prophète Samuel qui ne laissait tomber aucune des paroles de L’Eternel.
Anne sera exaucée par Dieu au delà de ses espérances, puisque non seulement elle sera fortifiée, mais aussi guérie de sa stérilité au point de ne pas seulement enfanter une fois mais de donner naissance à trois fils et deux filles de plus.
Je ne peux mesurer ta détresse, mais au cœur de ta profonde douleur, répands-toi devant le Père. Attends-toi à sa parole et à sa main agissant dans ta vie. Dieu va intervenir ! Que Dieu te fortifie.
Une de mes prières à Dieu que tu peux lire ici :

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